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La Leptospirose

Une maladie infectieuse sous estimée et potentiellement grave

Étiquette : leptospirose humaine

1/2 journée d’information sur la leptospirose à Paris

Invitation à une demi-journée d’information sur la leptospirose le 11 décembre 2018 à

 

l’ESPE de l’académie de Paris, 56 bd des Batignolles PARIS 17ème

Metro : Ligne 2 – station Rome ; Ligne 13 – station Place de Clichy /

Bus : Ligne 30 – arrêt Rome-Batignolles ; Ligne 54, 74, 80, 95, arrêt Place de ClichyAccès /

Bus Lignes 11 et 14, arrêt CES MONTGAILLARD et parking sur place

 

Cette après-midi sera animée par des experts sur le sujet :

 

  • Dr Mathieu PICARDEAU, Responsable du Centre National de Référence de la Leptospirose à l’Institut Pasteur et Responsable du Centre Collaborateur de l’Organisation Mondiale de la Santé pour la leptospirose
« L’épidémiologie de la leptospirose et les tests de diagnostic »

 

  • Dr Jean Marie ESTAVOYER, Ancien Chef de Service Maladies Infectieuses et Tropicales, CHU Besançon
« Les multiples présentations cliniques de la leptospirose humaine et sa prévention »
  • Me Michel LEDOUX, Avocat à la Cour, Spécialiste en Droit de la Sécurité Sociale et en Protection Sociale, Michel Ledoux & Associés
« La responsabilité de l’employeur en matière de maladie professionnelle : l’obligation de sécurité de résultat »
 
  • Dr Cyril WARMBERG, Médecin du travail pour un parc d’attraction
« Mise en pratique : prévention de la leptospirose sur une population de jardiniers »

 

Cette ½ journée d’information est gratuite et ouverte à tous les professionnels de santé.

Vous pouvez encore vous inscrire en cliquant ici.

Symposium IUSTE des professionnels de services de Santé au Travail

Retrouvez notre Chargé d’Information et de Prévention sur le stand Imaxio lors du Symposium des professionnels de services de santé au travail organisé par l’IUSTE (Institut Universitaire Santé au Travail et Environnement).

Il se déroulera jeudi 6 et vendredi 7 décembre 2018 au Pôle Formation de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Strasbourg, 234, route de Colmar à STRASBOURG.

Ce colloque est l’occasion de rassembler les professionnels de santé au travail et toutes autres personnes travaillant dans les services de santé au travail.

Trois thèmes seront développés cette année :

Thème 1 : Le secteur de la logistique
Thème 2 : Pathologies neurodégénératives et travail : les syndromes parkinsoniens
Thème 3 : Nouvelles approches individuelles de prévention en santé au travail : étirements, échauffements, pratiques sportives, méditation et autres

Les inscriptions au symposium sont ouvertes. Vous trouverez ici le préprogramme et les tarifs.

Les fiches d’inscriptions sont à retourner au secrétariat de l’IUSTE :

  • par mail à iuste@unistra.fr
  • par courrier postal à IUSTE, Service de Pathologie Professionnelle, bâtiment Prévention, 1 place de l’Hôpital, 67091 STRASBOURG Cedex.

1/2 journée d’information sur la leptospirose à Saint-Denis (Île de la Réunion)

Invitation à une demi-journée d’information sur la leptospirose le 8 novembre 2018 à

 

l’HOTEL Mercure Créolia, 14 rue du stade – Montgaillard – 97400 Saint Denis.

Accès : Bus Lignes 11 et 14, Arrêt CES MONTGAILLARD et parking sur place.

 

Cette après-midi sera animée par des experts sur le sujet :

– Epidémiologie de la leptospirose sur l’ile de la Réunion

Dr. Frédéric PAGES, Médecin Epidémiologiste

– Leptospirose ou « maladie du rat » : actualités sur cette maladie professionnelle et sa prévention

M. Philippe LEBOUCHER, Chargé d’Information et de Prévention, Imaxio

– La responsabilité de l’employeur en matière de maladie professionnelle : l’obligation de sécurité de résultat

Me Michel LEDOUX, Avocat à la Cour, Spécialiste en Droit de la Sécurité Sociale et en Protection Sociale, Michel Ledoux & Associés

Cette ½ journée d’information est gratuite et ouverte à tous les professionnels de santé.

Vous pouvez encore vous inscrire en cliquant ici.

Regards sur la Leptospirose n°15

Dr Pascale BOURHY,

Directrice Adjointe du Centre National
de Référence de la Leptospirose à
l’Institut Pasteur

Incidence de la leptospirose en France : une recrudescence qui s’installe

Alors que le nombre de cas de leptospirose avait doublé en 2014 et 2015 par rapport aux années précédentes, les derniers chiffres publiés par le Centre National de Référence de la Leptospirose (CNRL) pour 20161 confirment la recrudescence de la maladie, avec 600 cas en moyenne par an sur les 3 dernières années en France métropolitaine. Si l’incidence liée à des activités de loisirs en milieu aquatique augmente, la leptospirose reste une maladie professionnelle qui touche différents métiers. Quel est l’état des lieux en Métropole et en Outre-Mer ?

“L’augmentation du nombre de cas de leptospirose sur notre territoire s’installe de manière durable depuis 2014.”

Elle pourrait être due au réchauffement climatique, à la hausse des comportements à risques liée à l’engouement pour les sports aquatiques ainsi qu’à la meilleure performance des kits de diagnostic. En tout cas, selon le Dr Pascale Bourhy Responsable Adjointe du Centre National de Référence de la Leptospirose, une chose est sûre : l’augmentation du nombre de cas de leptospirose sur notre territoire s’installe de manière durable depuis 2014.

En Métropole, pour la troisième année consécutive, près de 600 cas ont été comptabilisés en 2016, avec une incidence supérieure à 0,9 cas pour 100 000 habitants. Comme les années précédentes, le sérogroupe Icterohaemorrhagiae est le principal sérogroupe retrouvé chez les cas diagnostiqués (39% des cas en 2016 ; 28-37% des cas sur la période 2011-2015).

Les régions Nouvelle Aquitaine, Bourgogne-Franche-Comté, Bretagne, Corse, Auvergne-Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte-d’Azur sont les plus touchées, avec une incidence supérieure à 1 cas pour 100 000 habitants. Les moins touchées sont les Hautes-de-France et l’Ile-de-France.

Le nombre de cas est plus élevé entre juillet et septembre, période où les activités de loisirs en extérieur ainsi que les activités agricoles sont plus nombreuses(2).

2013 2014 2015 2016 2016
Nombre de cas Nombre de cas Nombre de cas Nombre de cas Incidence / 100 000 hab.
Auvergne-Rhône-Alpes 99 58 93 85 1,08
Bourgogne-Franche-Comté 47 33 47 37 1,31
Bretagne 22 46 34 41 1,24
Centre-Val de Loire 9 39 23 20 0,77
Corse 6 6 5 4 1,22
Grand Est 16 48 48 46 0,82
Hauts-de-France 16 52 44 33 0,55
Ile-de-France 37 93 72 76 0,63
Normandie 14 54 31 31 0,93
Nouvelle-Aquitaine 45 78 83 83 1,41
Occitanie 28 37 50 47 0,81
Pays de la Loire 34 53 35 37 1,00
Provence-Alpes-Côte d’Azur 12 30 66 52 1,04
total Métropole 385 627 631 592 0,93

Incidence de la leptospirose par région en Métropole(1)

Le saviez-vous ?

Historiquement, la leptospirose est associée à un risque professionnel. Parmi les différents noms qui lui ont été donnés depuis sa première description à la fin du XIXe siècle, nombreux sont ceux qui évoquent des métiers concernés par la maladie : maladie des égoutiers, fièvre des coupeurs de joncs, fièvre des champs, fièvre des marais, maladie des porchers, fièvre de la canne à sucre, fièvre des rizières, fièvre des ramasseurs de pois…  Ils en montrent bien la diversité(4,8).

Dans les régions d’Outre-Mer, 660 cas ont été recensés en 2016. Ces régions, qui sont soumises à une saison des pluies et à des phénomènes climatiques extrêmes, sont particulièrement touchées parla leptospirose. L’incidence est 5 fois plus élevée à La Réunion qu’en Métropole, et 70 fois plus à Mayotte. Le CNRL précise que le nombre de cas est sous-estimé du fait des faiblesses des  systèmes de surveillance mis en place et du manque de sensibilisation des médecins locaux. A noter que Mayotte est le seul de ces territoires où le sérogroupe Icterohaemorrhagiae n’est pas présent.

2016 2016
Nombre de cas Incidence / 100 000 hab.
Guadeloupe 116 29
Martinique 117 29
Guyane 46 19
Ile de la Réunion 45 5
Mayotte 155 71
Polynésie française 111 40
Nouvelle-Calédonie 70 24
Total Outre-Mer 660

Incidence de la leptospirose dans les régions d’Outre-Mer(1)

Pour plus d’information :
www.leptospirose-prevention.com
ou leptospirose@imaxio.com

Une origine professionnelle dans 1/3 des cas…

Professions à risque 2001 – 2003 CNRL national 2010 – 2014 ARS Normandie
Agriculture ou élevage 42% 46%
Pisciculteurs 4% 15%
Eboueurs 8%
Stations épuration-déchets 2% 8%
BTP et travaux publics 23% 8%
Jardiniers, paysagistes 9% 8%
Sapeurs-pompiers plongeurs 8%
Eaux et Forets 4%
Filière alimentaire 4%
Militaires 3%
Égouts-voiries 2%
Autres 6%

Répartition des expositions professionnelles à risque parmi les cas recensés par le CNRL en 2001-2003 et l’ARS Normandie en 2010-2014(3,5)

Selon les données épidémiologiques disponibles pour la France métropolitaine, environ un tiers des cas de leptospirose sont associés à une exposition professionnelle. Ainsi, l’étude faite par le CNRL sur la période 2001 à 20033 montre que 37% des cas recensés et documentés sur cette période concernent des patients exerçant une activité professionnelle à risque.
A une échelle plus réduite, une étude des leptospiroses diagnostiquées au CHU de Rouen entre 1995 et 2012 montre une contamination professionnelle dans 24% des cas, soit 10 sur 414. Trois de ces patients étaient agriculteurs, trois étaient ouvriers des espaces verts. Les autres n’exerçaient pas une activité professionnelle initialement jugée à risque. Toutefois, il y avait parmi eux un chauffeur poids lourd qui avait été en contact avec des animaux pouvant être contaminés lors d’un transport de bétail, ainsi qu’un chef d’atelier qui avait manipulé sur son lieu de travail des cartons détrempés par l’eau, à proximité d’une entreprise récemment dératisée.
Toujours en Normandie, une étude menée par l’Institut de Veille Sanitaire a permis de caractériser la population touchée par la leptospirose sur la période 2010-20145. Elle montrait également qu’un tiers des cas de leptospirose avait une exposition professionnelle, mais surtout que 54% des patients de Normandie qui étaient en activité au moment de la survenue de la maladie exerçaient une profession à risque. Même si l’origine de la contamination n’a pas pu être confirmée, la leptospirose dans cette région particulièrement touchée est bien plus fréquemment associée à une exposition professionnelle qu’à une activité récréative.
Déjà importante en Métropole, la proportion des cas associés à une exposition professionnelle augmente de manière significative dans les régions d’Outre-Mer. En Guyane, une étude menée sur la période 2007-2014 dans les hôpitaux de Cayenne et de Saint-Laurent du Maroni a révélé une activité professionnelle à risque dans 64% des cas (31/48)6,7.

Selon les données épidémiologiques disponibles pour la France métropolitaine, environ un tiers des cas de leptospirose sont associés à une exposition professionnelle. Ainsi, l’étude faite par le CNRL sur la période 2001 à 20033 montre que 37% des cas recensés et documentés sur cette période concernent des patients exerçant une activité professionnelle à risque.
A une échelle plus réduite, une étude des leptospiroses diagnostiquées au CHU de Rouen entre 1995 et 2012 montre une contamination professionnelle dans 24% des cas, soit 10 sur 414. Trois de ces patients étaient agriculteurs, trois étaient ouvriers des espaces verts. Les autres n’exerçaient pas une activité professionnelle initialement jugée à risque. Toutefois, il y avait parmi eux un chauffeur poids lourd qui avait été en contact avec des animaux pouvant être contaminés lors d’un transport de bétail, ainsi qu’un chef d’atelier qui avait manipulé sur son lieu de travail des cartons détrempés par l’eau, à proximité d’une entreprise récemment dératisée.
Toujours en Normandie, une étude menée par l’Institut de Veille Sanitaire a permis de caractériser la population touchée par la leptospirose sur la période 2010-20145. Elle montrait également qu’un tiers des cas de leptospirose avait une exposition professionnelle, mais surtout que 54% des patients de Normandie qui étaient en activité au moment de la survenue de la maladie exerçaient une profession à risque. Même si l’origine de la contamination n’a pas pu être confirmée, la leptospirose dans cette région particulièrement touchée est bien plus fréquemment associée à une exposition professionnelle qu’à une activité récréative.
Déjà importante en Métropole, la proportion des cas associés à une exposition professionnelle augmente de manière significative dans les régions d’Outre-Mer. En Guyane, une étude menée sur la période 2007-2014 dans les hôpitaux de Cayenne et de Saint-Laurent du Maroni a révélé une activité professionnelle à risque dans 64% des cas (31/48)6,7.

Références bibliographiques

1. Rapport d’activité 2016, Centre National de Référence de la Leptospirose, Institut Pasteur.
2. Bourhy P, Septfons A, Picardeau M. Diagnostic, surveillance et épidémiologie de la leptospirose en France. Bull Epidémiol Hebd. 2017;(8-9):131-7.
3. BarantonGet Postic D. La leptospirose en France de 2001 à 2003, Synthèse réalisée parle CNRdes leptospires, Institut Pasteur, Paris.
4. Fasquel J. Etude rétrospective des leptospiroses diagnostiquées au CHU de Rouen entre 1995 et 2012. Th. D. Pharm., Rouen, 2014, 130 p.
5. Watrin M. Etude descriptive des cas de leptospirose diagnostiqués en Normandie sur la période 2010-2014. Saint-Maurice : Institut de veille sanitaire ; 2016. 28 p.
6. Le Turnier P, et al. 0368. Human leptospirosis in French Guiana: first multicentric transversal study (2007-2014). 26th European Congress of Clinical Microbiology and Infectious Diseases (ECCMID); 9-12 April 2016, Amsterdam, Netherlands.
7. Epelboin L, et al. La leptospirose humaine en Guyane : état des connaissances et perspectives. Bull Epidémiol Hebd. 2017;(8-9):168-75.
8. Peyrethon C. “Leptospirose―Quels Moyens De Prévention En Milieu Professionnel ?” Archive Des Maladies Professionnelles Et De L’environnement 73, no. 1 (2012) : 37–47.

PREVENTICA Lyon du 29 au 31 Mai 2018

RETROUVEZ-NOUS : STAND F84

 

Nous avons le plaisir de vous inviter au Congrès/Salon PREVENTICA – SANTE ET SÉCURITÉ AU TRAVAIL du 29 au 31 mai à Lyon (Eurexpo)

3 jours pour s’informer, se former, rencontrer de nombreux experts et bénéficier d’opportunités d’affaires en un lieu unique.

A cette occasion, nous organisons en collaboration avec le Cabinet Michel Ledoux et Associés :

ATELIER-CONFÉRENCE MERCREDI 30 MAI – SALLE AS1, DE 16H00 A 16H30
Leptospirose ou « maladie du rat » : prévention et responsabilités juridiques

 

L’incidence de la leptospirose, souvent appelée « maladie du rat », a doublé depuis 2014 pour atteindre plus d’un cas par jour en France. 54% des leptospiroses chez les actifs seraient d’origine professionnelle.

Les experts de cet atelier vous informent sur :

  • Les recommandations officielles pour la prévention de cette maladie professionnelle
  • L’impact des évolutions de la loi travail sur le suivi des personnes exposées aux agents biologiques de type 2 dont fait partie la leptospirose
  • La responsabilité de l’employeur, public et privé, en matière de prévention des maladies professionnelles

 

Intervenants :

Michel LEDOUX, MICHEL LEDOUX & ASSOCIES, Avocat Associé et spécialiste en santé au travail

Anne JULLIAT, IMAXIO, Directrice Marketing Ventes et Communication

BADGE VISITEUR GRATUIT – Code invitation : EILY299

 

Pour plus d’information contactez-nous.

Pour plus d’information sur le Cabinet Michel Ledoux et Associés : http://www.michel-ledoux.fr/

Symposium IUSTE des professionnels de services de Santé au Travail

Retrouvez notre Chargé d’Information et de Prévention sur le stand Imaxio jeudi 7 et vendredi 8 décembre 2017 lors du Symposium des professionnels de services de santé au travail organisé par l’IUSTE (Institut Universitaire Santé au Travail et Environnement).

 

Cette année la rencontre a lieu au Pôle Formation CCI de STRASBOURG – 234 avenue de Colmar 67000 Strasbourg.

Nous serions ravis de vous rencontrer et de répondre à vos questions sur la leptospirose humaine et sa prévention sur notre stand Imaxio.

Pour toute demande de rendez-vous, n’hésitez pas à nous contacter.

Retrouvez le programme complet du Symposium IUSTE.

PREVENTICA Strasbourg du 7 au 9 novembre.

Préventica Strasbourg : Participez à la conférence du mercredi 8 novembre à 10h30 portant sur les maladies professionnelles et responsabilités juridiques

Maître Michel Ledoux et Anne Julliat animeront le mercredi 08 novembre à 10h30 en salle E, une conférence sur les maladies professionnelles et responsabilités juridiques : Quels enjeux pour le suivi des travailleurs exposés à la leptospirose ? Après la conférence, ils répondront à vos questions sur le stand B26 du cabinet M. Ledoux & Associés.

Inscription et informations en cliquant ici.

Invitation à une demi-journée d’information médicale à Arras

Invitation à une demi-journée d’information médicale  sur les agents biologiques de type 2 : focus sur la leptospirose le 14 novembre 2017 à

L’institut de Formation Pédagogique – site d’Arras – 17 avenue Paul Michonneau – 62000 ARRAS.

Cette après-midi sera présidée par :

Pr Paul FRIMAT, Président de l’Institut de Santé au Travail du Nord de la France

Avec comme interventions :

Pr Paul FRIMAT, Président de l’Institut de Santé au Travail du Nord de la France

« Définition des agents biologique de type 2 et principes de prévention. »

Dr Pascale BOURHY, Directrice Adjointe du Centre National de Référence de la Leptospirose à l’Institut Pasteur, et centre collaborateur de l’Organisation Mondiale de la Santé pour la leptospirose

« L’épidémiologie de la leptospirose et les tests de diagnostic. »

Dr ESTAVOYER, Ancien Chef de Service Maladies Infectieuses et Tropicales, CHU Besançon

« Les multiples présentations cliniques de la leptospirose humaine et sa prévention. »

Pr Sophie FANTONI, Professeur des Universités et Praticien Hospitalier, Docteur en Droit, Université de Lille 2 / CHRU Lille

« Responsabilité de l’employeur privé et public vis-à-vis des agents biologiques de type 2 »

Cette ½ journée d’information est gratuite et ouverte à tous les professionnels de santé. Vous pouvez encore vous inscrire en cliquant ici.

Leptospirose : la “maladie des rats” atteint des niveaux records en France

Le nombre de cas de leptospirose a doublé depuis 2011, et est à son plus haut niveau depuis 1920.

Tombée dans l’oubli, la “maladie des rats” frappe toujours. Le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH), du 4 avril, alerte sur la résurgence de la leptospirose en France métropolitaine. Le nombre de nouveaux cas est à son plus haut depuis 1920, et deux fois plus élevé qu’en 2011.

Pour lire entièrement cet article de l’express.

Regards sur la Leptospirose n°9

Geneviève André-Fontaine,

professeur d’infectiologie
retraitée de l’Ecole Nationale
Vétérinaire de Nantes

Les leptospires : une résistance étonnante, même à 4°C

Encore très récemment, nous pensions qu’une température de 15 à 30°C était indispensable à la survie des leptospires dans le milieu naturel. Or, une étude publiée par Geneviève André-Fontaine, professeur d’infectiologie retraitée de l’Ecole Nationale Vétérinaire de Nantes(1), montre que les leptospires du sérogroupe Icterohaemorrhagiae peuvent survivre jusqu’à 300 jours maximum dans une eau douce à seulement 4°C. Une résistance exceptionnelle et inattendue, qui pourrait impacter l’estimation du risque de contracter la leptospirose sur le territoire français…

“Dans les eaux de
surface, les leptospires
sont capables de résister
pendant des temps
très longs.”

Bactéries responsables de la leptospirose, les leptospires sont des filaments spiralés extrêmement fins, dotés d’une mobilité extraordinaire dans les milieux liquides. Les leptospires du sérogroupe Icterohaemorrhagiae sont les plus fréquemment rencontrés en clinique humaine en France, et responsables des formes les plus graves.(2)

La transmission de la maladie peut s’effectuer soit par contact direct avec les urines d’animaux infectés, principalement de rongeurs, soit par contact avec les eaux douces souillées par ces urines.

Mais combien de temps les leptospires peuvent-ils résister dans ces eaux douces, sans nutriment, à des températures qui peuvent être très variables ? C’est à cette question que répond le professeur Geneviève André-Fontaine dans une étude publiée en 2015 intitulée « Waterborne Leptospirosis: Survival and Preservation of the Virulence of Pathogenic Leptospira spp. in Fresh Water » (1). L’équipe de recherche a inoculé une souche pathogène du groupe Icterohaemorrhagiae dans différentes eaux naturelles et pures, commercialisées pour la consommation et ne contenant donc aucune matière organique permettant aux bactéries de survivre. Des échantillons de ces eaux contaminées au laboratoire ont ensuite été conservés pendant 20 mois à une température de 4°C, 20°C ou 30°C. Les analyses effectuées ont démontré que la survie moyenne des leptospires était de 130 jours à 4°C, 263 jours à 20°C et 316 jours à 30°C.

L’étude met en évidence la capacité des leptospires à survivre dans des eaux douces pendant des périodes extrêmement longues, mais également à préserver leur virulence.

Un impact sur l’évaluation du risque en France métropolitaine ?

Ces résultats apportent un nouvel éclairage sur le risque d’exposition à la leptospirose en zone non tropicale. En effet, sur la base des éléments mis en avant par Ian R. Ferguson en 1994(3), la communauté scientifique et médicale estimait que la bactérie pouvait survivre jusqu’à 6 mois dans des substrats humides, selon les conditions. L’eau froide des rivières, en particulier, était jugée peu favorable aux leptospires.

Or, on sait désormais que même si elles ne s’y multiplient pas, les bactéries du sérogroupe Icterohaemorrhagiae sont capables de résister plus de dix mois dans l’eau à une température de 4°C, et au moins 20 mois à 30°C, en conservant leur caractère pathogène. L’estimation du risque lié à la pratique d’activités professionnelles mais aussi de loisirs dans les rivières et plans d’eau français, même en montagne, pourrait donc prendre une nouvelle dimension, alors que ces activités de loisirs sont en plein développement.

L’exposition au risque est à pondérer en fonction des conditions climatiques, et également en fonction du nombre et de la nature des animaux réservoirs de ces bactéries présents dans l’environnement. Ces animaux porteurs apparemment sains peuvent en permanence contaminer et re-contaminer l’eau par leurs urines.

A la suite des récentes inondations qui ont touché le Nord de la France, une recrudescence de rats a pu être observée dans les zones sinistrées(4).A la lumière de ces nouvelles connaissances, on peut se demander si, en favorisant à la fois la dissémination et la survie des leptospires, la montée des eaux de la Seine et de ses affluents pourrait conduire à une hausse du nombre de cas de leptospirose dans les régions touchées…

“Rappel :
les microlésions cutanées
constituent la principale
porte d’entrée des
leptospires dans
l’organisme.”

Pour plus d’information :
www.leptospirose-prevention.fr
ou leptospirose@imaxio.com

Loisirs aquatiques : « Mieux vaut être conscient du risque et s’en prémunir ». Le témoignage de Nicolas, 37 ans*

« La leptospirose est considérée comme une maladie des égoutiers et l’on ne s’attend pas à y être exposé dans un tel contexte…»

En avril 2015, Nicolas participe à une course à obstacles en Sologne. Le principe : courir, franchir des obstacles, ramper dans la boue, nager dans des étangs…, sur une distance totale de 10 kilomètres. Sur ce parcours, Nicolas s’écorche les genoux en rampant dans une buse d’eau pour passer sous un petit pont.

Une semaine plus tard, alors qu’il part en déplacement professionnel en Afrique, lors de son vol aller, il est pris de violents frissons, transpire beaucoup, ressent des courbatures dans tout le corps et de fortes douleurs lombaires. Malgré le paracétamol, son état ne s’améliore pas et quand il rentre en France, au bout d’une semaine, un ictère visible au niveau des yeux, une desquamation importante et des douleurs aux genoux s’ajoutent à la liste de ses symptômes. Il est alors pris en charge par les urgences puis placé en isolement, son récent séjour en Afrique faisant craindre un cas d’Ebola. Après perte de connaissance, son état semble de plus en plus critique et le pronostic vital engagé, il pense que c’est la fin.

Les tests biologiques permettent alors de poser un diagnostic de leptospirose. C’est à ce moment-là que le lien est fait avec la lésion aux genoux… Grâce au traitement antibiotique, Nicolas est tiré d’affaire. « J’ai probablement été sauvé par le fait d’avoir bu beaucoup d’eau pour obliger mes reins à fonctionner », confie-t-il. Aujourd’hui, il regrette que les participants à ce type d’activités ne soient pas plus informés sur le risque de leptospirose et les moyens de prévention adéquats !

Références bibliographiques

1. Andre-Fontaine G, et al. Waterborne Leptospirosis: Survival and Preservation of the Virulence of Pathogenic Leptospira spp. in Fresh Water. Curr Microbiol. 2015 Jul;71(1):136-42.
2. Rapport annuel d’activité 2015 pour l’année d’exercice 2014 du Centre National de Référence de la Leptospirose, Institut Pasteur Paris
3. Ferguson IR. A European Perspective on Leptospirosis. Microbiology Europe 1994; Jan-Feb: 8-11
4. http://www.larepublique77.fr/2016/06/14/inondations- une-campagne-pour-eviter-la-multiplicationdes- rats-2/

* Propos recueillis par Nathaly Mermet, journaliste scientifique.