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La Leptospirose

Une maladie infectieuse sous estimée et potentiellement grave

Étiquette : rats

Numéro spécial Leptospirose édité par Liphatech®

Liphatech®, société spécialisée dans la lutte anti-rongeurs consacre son dernier numéro du journal responsable à la leptospirose. A cette occasion, IMAXIO répond à leurs questions sur cette zoonose méconnue transmise à l’homme principalement par des rongeurs. Cette maladie imprévisible et potentiellement grave, tue près de 60 000 personnes par an dans le monde et peut être contractée dans les endroits les plus anodins que ce soit à la campagne ou en ville. Des populations très variées se retrouvent impactés dans le cadre de leur travail ou des loisirs.

Découvrez le dernier numéro du journal responsable de Liphatech® :

https://fr.calameo.com/read/00674899436ce896a0886?authid=mnSXEvcUV8xO

« Prévenir est notre métier. Protéger est notre devoir », IMAXIO

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Intempéries au Maroc : des pluies diluviennes accroissent la menace de la leptospirose

D’importantes précipitations se sont abattues en cette début d’année sur le Maroc. Le réseau d’assainissement pluvial a cédé provoquant d’importantes inondations et dégâts dans plusieurs villes. D’autres pays d’Afrique ont été confrontés aux intempéries déchainées récemment : Algérie, Tunisie, Sénégal ou encore Cote d’Ivoire.

De nombreuses maladies associées aux inondations sont une source de préoccupation dans le monde entier. C’est le cas de la leptospirose, maladie transmise par l’urine des rongeurs qui fuient leurs habitats et envahissent les espaces publics. Le risque de contamination augmente d’autant plus que la dissémination des leptospires est favorisée par les eaux de ruissellement.

Pour réduire le risque de contamination, lavez-vous les mains régulièrement, portez des vêtements adaptés (gants, bottes), désinfectez et protégez vos plaies. Par ailleurs, la vaccination contre la leptospirose existe en France depuis plusieurs années. La Haute Autorité de Santé la recommande, sur avis du médecin du travail, pour les professionnels ayant des activités à haut risque d’exposition comme les travaux de curage, de drainage, d’assainissement et de secours.

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Déconfinement : vigilance leptospirose !

Depuis le début du confinement, les rongeurs investissent les espaces urbains en quête de nourriture : parcs, jardins, quais, crèches, écoles… Les hommes ayant déserté les rues, les déchets se font plus rares, et les rats s’aventurent dans bien d’endroits jusqu’ici préservés. Ces lieux sont aujourd’hui potentiellement souillés par leur urine, principal vecteur de la leptospirose. Une récente étude a montré que 30% des rats étudiés sur 20 sites parisiens sont porteurs de bactéries pathogènes. C’est pourquoi, la vigilance s’impose en période de déconfinement. Les règles d’hygiène sont essentielles pour prévenir aussi bien l’infection au coronavirus que la leptospirose : lavage régulier des mains, protection des plaies, port des équipements de protection… En cas de contact régulier et durable avec des zones infestés par les rongeurs, un vaccin existe. Parlez-en à votre médecin !

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Regards sur la Leptospirose n°16

M. Gérald Guédon,

Directeur Scientifique de Polleniz
(Réseau FREDON-FDGDON Pays de la Loire)

Les piégeurs, bénévoles essentiels dans la prévention de la leptospirose

Chaque année, les piégeurs se mobilisent à travers la France pour lutter contre des espèces exotiques envahissantes ou classées comme susceptibles d’occasionner des dégâts. Parmi elles figurent le ragondin et le rat musqué. Outre leurs impacts sur l’environnement et certaines cultures, elles véhiculent des maladies transmissibles à l’homme, dont la leptospirose, plus connue sous le nom de « maladie des rats ». Régulièrement, des cas sévères ou mortels de leptospirose sont observés en France et parmi les piégeurs. Quel est l’état des lieux en France quant à la répartition de la maladie au sein des populations de ces rongeurs ? Quels sont les risques pour les piégeurs ? Quels moyens mettre en place en termes de prévention pour les piégeurs qui agissent au service de la collectivité, à la fois pour la santé publique et la préservation de l’environnement ?

“Un taux de
prévalence moyen de
la leptospirose de 50%
chez le ragondin en
France métropolitaine.”

Avec 302 000 animaux capturés et 2500 piégeurs actifs rien qu’en Pays de la Loire en 2016, Gérald Guédon, Directeur Scientifique de Polleniz et ancien Directeur de la FREDON Pays de la Loire (Fédération Régionale de lutte et de Défense contre les Organismes Nuisibles), connaît très bien les risques liés aux espèces exotiques envahissantes dont font partie les ragondins et les rats musqués. Aujourd’hui répartis sur la majorité du territoire, la régulation de leur population se pose. Détruisant les berges des cours d’eau et des canaux en zones de marais, l’impact de ces animaux s’observe rapidement dans les milieux qu’ils colonisent : écroulement de berges, dégradation d’ouvrages d’art et de digues, affaissement des chemins de halage, cultures consommées, détérioration de frayères, consommation d’espèces à forte valeur patrimoniale… Mais outre les risques environnementaux, ces espèces sont porteuses de maladies, dont une importante : la leptospirose. Selon une étude menée en 2008 sur 613 ragondins et rats musqués dans plusieurs régions de France métropolitaine, 44,8% d’entre eux étaient positifs à la leptospirose.(1) Plusieurs autres études ont été menées en France ces dernières années : elles ont montré un taux de prévalence moyen de la leptospirose de 50 % chez le ragondin.(2) Le piégeage n’est donc pas sans risque pour le piégeur. Ragondins et rats musqués sont porteurs asymptomatiques (= porteurs sains) de la leptospirose(3) : il est donc impossible pour un piégeur d’identifier si l’animal est atteint de la maladie ou non. Parmi les facteurs de risque de développement chez l’homme, il y a le contact direct avec les animaux infectés, mais aussi le contact avec des végétaux ou une eau souillée par l’urine de ragondins, de rats musqués ou d’autres animaux porteurs comme le campagnol, le rat surmulot ou le renard.(1,4,5) Une simple écorchure, un contact avec les muqueuses ou une peau macérée peuvent suffire à créer une porte d’entrée pour la bactérie et infecter le piégeur.

On peut en guérir après quelques semaines de traitement, si le diagnostic est posé à temps, mais certains en meurent aussi parfois. Comme le souligne Gérald Guédon, « c’est vrai qu’il y a rarement une année sans un décès dans la région. » La forme ictérohémorragique de la maladie, la plus sévère et la plus mortelle dans le monde pour l’homme, représente 2/3 des cas sévères en France métropolitaine(6) : elle provoque notamment des atteintes rénales et hépatiques conduisant le plus souvent en service de réanimation voire jusqu’à la mort. Selon l’étude menée dans plusieurs régions de France en 2008, 77% des ragondins positifs à la leptospirose étaient porteurs du sérogroupe Icterohaemorrhagiae, responsable de la forme la plus sévère et la plus mortelle de la maladie chez l’homme.(1) D’autres études réalisées en France montrent qu’icterohaemorrhagiae est très souvent prépondérant chez le ragondin.(2)

Le saviez-vous ?

Les ragondins et les rats musqués sont classés organismes nuisibles en France, au titre de l’agriculture, selon l’arrêté ministériel du 31 juillet 2000 établissant la liste des organismes nuisibles aux végétaux, produits végétaux et autres objets soumis à des mesures de lutte obligatoire. C’est à ce titre que les piégeurs participent à leur lutte par l’intermédiaire des FDGDON (Fédération Départementale des Groupements de Défense contre les Organismes Nuisibles) et des FREDON (Fédération Régionale de Défense contre les Organismes Nuisibles), ainsi que par les Associations de piégeurs en France (UNAPAF).

Le saviez-vous ?

Plusieurs centaines de cas de leptospirose humaine sont recensés chaque année. De 2014 à 2016, ce sont environ 600 cas par an de leptospirose humaine qui ont été déclarés en France métropolitaine, soit plus d’un cas par jour(10), contre 385 cas en 2013(11). Ce nombre de cas est probablement sous-estimé : en cause, la difficulté du diagnostic clinique et une déclaration non obligatoire de la maladie dans de nombreux pays dont la France.

Pour plus d’information :
www.leptospirose-prevention.fr
ou leptospirose@imaxio.com

L’importance de protéger les piégeurs

La presse rapporte régulièrement des cas graves ou mortels de leptospirose humaine parmi les piégeurs, au contact fréquent de ragondins et de rats musqués. Dans la région de l’Aisne en 2012, la leptospirose a fait deux victimes parmi les piégeurs en peu de temps. L’un d’eux s’est fait mordre par un ragondin qu’il croyait avoir tué. Au moment de l’attraper, l’animal s’est retourné et l’a mordu à la main. Dans les 24 heures qui ont suivies, l’homme est décédé.(7) En 2013, un chasseur de gibier d’eau de Gironde décédait des suites d’une leptospirose : une grippe avait été diagnostiquée au départ.(8) Toujours dans l’Aisne, un garde avait contracté la leptospirose. Le diagnostic réalisé de justesse par son médecin, qui connaissait la maladie, avait permis de gagner du temps précieux. L’homme avait toutefois effectué un long séjour à l’hôpital.(9)

Les piégeurs agissent de manière bénévole, à la fois pour la santé publique et la préservation de l’environnement. Ils assurent de ce fait une mission de service public. Comme le souligne Gérald Guédon, les piégeurs prennent leur rôle au sérieux : « c’est pour le bien de la collectivité que les piégeurs agissent, et aussi pour leur plaisir car ils aiment la nature et se sentent utiles dans cette action. » Au contact étroit de vecteurs de la leptospirose, ils sont ainsi confrontés régulièrement au risque d’être contaminé, bien que d’autres maladies soient également transmises par les rongeurs. La formation des piégeurs aux gestes simples de prévention de la leptospirose paraît indispensable. Un engagement fort et soutenu doit être mené auprès d’eux, pour continuer de manière durable à réguler cette espèce et participer de ce fait à la prévention de la leptospirose.

Parce que la leptospirose n’arrive pas qu’aux autres, les familles des victimes rappellent l’importance d’informer sur la maladie, sur ses conséquences et sur l’ensemble des moyens de prévention disponibles. Chaque piégeur doit être conscient du risque et des moyens dont il dispose pour prévenir la maladie. Car les risques sont multipliés lors du piégeage : une activité pratiquée en eau douce, milieu favorable au développement des bactéries responsables de la leptospirose, et un contact étroit avec les rongeurs, principaux vecteurs de la maladie. Gérald Guédon précise : « nous rappelons systématiquement les risques de la leptospirose au sein des FDGDON des Pays de la Loire lors des réunions locales annuelles de nos piégeurs bénévoles ».

Références bibliographiques

1. Aviat F et al. Leptospira exposure in the human environment in France: A survey in feral rodents and in fresh water, Comp Immunol Microbiol Infect Dis (2008), doi: 10.1016/j.cimid.2008.05.004
2. Croizier Pierre. Rôle des ragondins dans l’épidémiologie des leptospiroses en zone humide : exemple de la Dombes. Lyon, France : Université Claude Bernard Lyon 1 ; 2010.
3. Vein Julie. Étude de la place du Ragondin (Myocastor coypus) dans le cycle épidémiologique de la leptospirose et dans la contamination du milieu aquatique en zones humides à partir de deux populations de l’est de la France. Santé publique et épidémiologie. Lyon, France : Université Claude Bernard Lyon 1 ; 2013
4. Fischer et al. Leptospira Genomospecies and Sequence Type Prevalence in Small Mammal Populations in Germany. Vector-borne and zoonotic diseases. 2018.
5. Zmudzki et al. Seroprevalence of 12 serovars of pathogenic Leptospira in red foxes (Vulpes Vulpes) in Poland. Acta Veterinaria Scandinavica. 2018; 60(34) : 1-9.
6. Estavoyer JM et al. Leptospirose en Franche-Comté: données cliniques, biologiques et thérapeutiques. Médecine et Maladie Infectieuses 43. 2013: 379-385
7. Yves-Marie Lucot. « La maladie du rat a déjà tué », Le Courrier Picard, avril 2012.
8. Florence Moreau. « Il meurt après avoir été contaminé par un rongeur », Sud-Ouest, 4 décembre 2013.
9. « La leptospirose tue encore deux fois », Nos chasses « spécial piégeage », novembre 2012.
10. Rapport annuel d’activité 2017 pour l’année 2016 du Centre National de Référence de la Leptospirose – Inst. Pasteur Paris 11. Rapport annuel d’activité 2014 pour l’année 2013 du Centre National de Référence de la Leptospirose – Inst. Pasteur Paris

Regards sur la Leptospirose n°11

Prolifération de rats dans le milieu carcéral : une situation préoccupante pour la santé

La prolifération de rats dans les prisons nationales a fait l’objet de plusieurs alertes au cours de l’année 2016, avec notamment des cas groupés de leptospirose parmi les détenus d’un centre pénitentiaire d’Île-de-France. Une situation qui fait craindre une recrudescence de cette maladie et a conduit les autorités sanitaires à publier récemment un rapport sur ce sujet.(1) Quelles sont les mesures de prévention qui s’imposent ?

“L’investigation de Santé
Publique France a conduit
à la mise en place de
nouvelles actions
préventives au bénéfice
du personnel pénitentiaire
comme des détenus”

En février 2016, le signalement de deux cas graves de leptospirose – heureusement non fatale – dans un centre pénitentiaire d’Île-de-France a conduit Santé Publique France à mener une investigation épidémiologique au sein de l’établissement.

Dans le premier cas, le détenu s’était blessé au doigt avec un fil de fer barbelé. Après des premiers symptômes de myalgies diffuses, diarrhées, vomissements et sensation de fièvre non objectivée, son état a rapidement évolué vers un choc septique, une infection respiratoire aiguë et une acidose métabolique.

Dans le deuxième cas, le détenu faisait partie de l’équipe en charge du nettoyage des abords extérieurs du bâtiment. Il n’avait pas été vacciné contre la leptospirose malgré la recommandation faite par l’Unité de consultations et de soins ambulatoires (UCSA) aux personnes occupant cette fonction. Après une fièvre associée à des arthralgies diffuses invalidantes puis l’apparition de crachats hémoptoïques, et malgré une antibiothérapie, son état a évolué vers un sepsis sévère avec atteinte pulmonaire, atteinte hépatique et insuffisance rénale aiguë.

Un milieu propice au développement de la leptospirose

Aucun autre cas n’a été mis en évidence, mais l’enquête a permis d’identifier des facteurs favorisant la prolifération des rats, vecteurs privilégiés de la leptospirose : consommation de nourriture dans les cellules, habitude d’accrocher des stocks d’aliments aux fenêtres pour pallier le manque de moyens de conservation, évacuation par les fenêtres des déchets alimentaires après chaque repas, malgré la distribution de sacs poubelles.

 

 

Des mesures indispensables pour prévenir l’apparition de nouveaux cas

L’investigation de Santé Publique France a conduit à la mise en place de nouvelles actions préventives au bénéfice du personnel pénitentiaire comme des détenus :

• Travaux de bétonnage des zones enherbées ; • Nettoyage des abords des bâtiments après le déjeuner ;

• Meilleure information des nouveaux arrivants ; et pour les personnes occupant une fonction à risque, comme les détenus chargés du ramassage des débris alimentaires autour des bâtiments et le personnel effectuant des travaux de maçonnerie ou d’électricité :

• Mise en place d’un pédiluve pour rincer les bottes ;

• Création d’un local dédié pour mettre et enlever les équipements de protection, ce qui se faisait auparavant dans les cellules ;

• Suivi des recommandations vaccinales et rattrapage si nécessaire.

“Les rongeurs ne se cantonnent pas aux égouts. D’autres professions sont donc concernées, notamment dans le nettoyage de surface et la gestion des déchets…”

Pour plus d’information :
www.leptospirose-prevention.fr
ou leptospirose@imaxio.com

Avis d’expert :
Aujourd’hui, tous les feux sont verts pour que les rongeurs se multiplient

Expert des rongeurs et de l’impact de leur prolifération sur la santé humaine, Romain Lasseur est le fondateur d’Izipest, cabinet qui apporte un soutien scientifique et technique dans la gestion des espèces nuisibles vectrices de zoonoses.

« La multiplication des populations de rongeurs dans les milieux urbains et péri-urbains est aujourd’hui préoccupante. Dans le cas des prisons, l’environnement est parfois insalubre. Quand les bâtiments sont anciens, les rats peuvent s’installer aisément dans les caves et autres cachettes. La dératisation est donc compliquée car les rats trouvent en permanence de quoi se nourrir : les détenus jettent des aliments par les fenêtres, mais leurs familles leur lancent également de la nourriture par-dessus les coursives. Arrivant des égouts, les rats ont accès à toutes les pièces de vie et installations sanitaires et représentent un danger pour toutes les personnes qui sont présentes dans l’établissement, y compris bien sûr les agents de surveillance.

Mais le problème ne se limite pas aux prisons. En effet, nous gaspillons de plus en plus de nourriture et avons de mauvaises pratiques de gestion des déchets. Quand les poubelles sont vidées le matin et que nous les sortons le soir, les rongeurs ont toute la nuit pour se servir… En même temps, la tendance est au bannissement des produits chimiques et à la protection des espèces animales. Nous créons donc les conditions propices à la recrudescence des populations de rats.

Ne prenons pas à la légère les risques de leptospirose

Les égoutiers sont considérés depuis longtemps comme une population à risque pour la leptospirose. Cependant, aujourd’hui, les rongeurs ne se cantonnent pas aux égouts. D’autres professions sont donc concernées, notamment dans le nettoyage de surface et la gestion des déchets… En dehors des villes, on constate aussi une forte recrudescence des populations de ragondins, qui conduit à une hausse des cas de leptospirose sur les bases nautiques et chez les adeptes du canyoning, de la pêche, de la chasse ou encore des parcours sportifs dans la nature. Et que dire des fermes, où les rongeurs ont de l’espace et de la nourriture pour prospérer ? La promiscuité entre rongeurs et animaux domestiques et entre animaux domestiques et éleveurs favorise la propagation de la maladie.

C’est l’urine des rongeurs qui souille l’environnement et favorise la circulation du pathogène. Aujourd’hui, on joue à l’apprentisorcier avec la leptospirose. Les contacts avec les milieux souillés se multiplient mais la conscience du risque ne suit pas. Il est urgent de cartographier les zones à risque puis, dans ces zones, de lutter contre les rongeurs et vacciner les professionnels concernés, sur recommandation du médecin du travail.

Au cours des formations que je dispense aux professionnels de la dératisation, je me suis rendu compte que la grande majorité d’entre eux ne sont pas vaccinés contre la leptospirose ! C’est un secteur où le turn-over humain est important. L’information ne circule pas suffisamment. Pour les personnes particulièrement exposées, la vaccination, associée aux autres moyens de prévention, est pourtant essentielle contre cette maladie dont le nombre de cas augmente et qui peut être fatale.

Aujourd’hui, la leptospirose progresse car on laisse proliférer les rongeurs, mais il ne faut pas être alarmiste pour autant. Chacun doit réfléchir à son exposition au risque et mettre en place une protection adaptée. »

Références bibliographiques

1. Legout C., Septfons A., Fac C., Picardeau M., Merle C., Fouassier P. et al. Investigation de cas groupés de leptospirose parmi les détenus d’un centre pénitentiaire d’Île-de-France. Saint-Maurice : Santé publique France ; 2016. 24 p. Disponible à partir de l’URL : http://www.santepubliquefrance.fr